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Vidéos : les mesures du Plan réussite en licence

jeudi 13 décembre 2007


Formats et lecteurs de vidéos

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Toutes les vidéos du Plan réussite en licence

Un accompagnement personnalisé pour chaque étudiant

Voir la vidéo (durée : 2 minutes 58 secondes) :

Transcription de la vidéo :

Nous sommes partis d’un certain nombre de bonnes pratiques, de ce qui se fait "de bien" dans les universités sur le terrain. Parce que toute une série des propositions du plan est déjà concrètement mise en œuvre dans certaines universités. Mais ce que nous voulons avec ce plan, c’est que ces bonnes pratiques se généralisent partout. C’est que ces bonnes pratiques, qui aujourd’hui sont fondées très souvent sur le bénévolat, soient reconnues financièrement et rémunérées. Que ces bonnes pratiques très souvent qui sont expérimentées à petite échelle puissent être aujourd’hui les bonnes pratiques généralisées pour tous.

Alors, l’idée, c’est d’abord de donner à chaque étudiant un accompagnement personnalisé pour faire en sorte que le passage, la transition entre le lycée et l’université, se passe de la manière la plus facile, la plus sereine et la plus accompagnée possible. Donc l’accompagnement personnalisé, c’est l’orientation active. Une orientation active qui commencera dès la classe de terminale avec des universitaires qui vont aller dans les lycées pour parler des formations universitaires.

Ensuite, cette orientation active se traduira par une dynamique de conseils et d’informations personnels donnés à l’étudiant qui hésite ou qui n’aurait pas forcément les pré-requis pour rentrer dans l’université.

Ensuite, l’inscription à l’université est libre, puis l’étudiant aura un stage de pré-rentrée et signera avec son université un contrat de réussite avec des engagements réciproques.

L’orientation active, elle se poursuit aussi la première année : chaque étudiant aura un enseignant référent et aura un rendez-vous, à la fin du premier semestre, puis à la fin de la première année, pour faire le point sur sa situation scolaire, sur son projet personnel, sur ses difficultés, avec la possibilité d’avoir effectivement des cours de tutorat organisés obligatoires dans certaines matières pour l’aider à acquérir les fondamentaux.

Ensuite, dans cette orientation active, il y aura un volet particulier sur l’accès des bacheliers technologiques dans les I.U.T. et dans les B.T.S. Il faut que chaque I.U.T. qui accepte de prendre davantage de bacheliers technologiques –aujourd’hui 32% seulement de bacheliers technologiques sont accueillis dans les I.U.T. – les I.U.T. qui en prendront davantage seront accompagnés dans leurs efforts pour pouvoir donner un soutien pédagogique à des bacheliers qui sont un peu plus fragiles et qui ont besoin de ce soutien. Parce que l’on sait que les bacheliers technologiques s’épanouissent davantage dans des formations qui sont des formations plus concrètes qui sont celles des I.U.T. plutôt que dans les formations très abstraites des licences générales.

Enfin, il y aura dans le cadre de cette orientation active la possibilité d’une réorientation à la fin du premier semestre ou à la fin de l’année.


Une rénovation du contenu de la licence

Voir la vidéo (durée : 4 minutes 56 secondes) :

Transcription de la vidéo :

La licence ne doit pas seulement transmettre des connaissances mais elle doit aussi permettre d’acquérir des compétences. Et je crois que c’est très important.

Alors cela suppose quoi ? Cela suppose d’abord que la première année est une année fondamentale : une année où l’on pose les fondements de la réussite ultérieure à l’université.

Ce qui veut dire que, dans cette année-là, on vérifie les acquis, on les consolide parce que selon les bacheliers et selon leur bac, les acquis sont plus ou moins solides. Donc, on consolide les acquis. On fait toute une série de cours de méthode qui permettent ensuite à l’étudiant de réussir à l’université. Ce sont des cours d’expression écrite et orale pour avoir une vraie compétence d’expression écrite et orale, c’est l’apprentissage de l’autonomie, c’est l’apprentissage du travail en équipe, c’est l’apprentissage de la recherche documentaire, donc toute une série de cours de méthode et de culture générale.

C’est un certain nombre de modules d’autres licences pour ouvrir les perspectives de l’étudiant et donc, c’est une année beaucoup plus pluridisciplinaire, cette année fondamentale, avec des compétences qui doivent être acquises en matière de technologies de l’information : il faut qu’un étudiant à la fin de sa première année de licence maîtrise complètement le fonctionnement des technologies de l’information, les langues étrangères : il faut au moins deux heures de cours d’anglais par licence dès la première année parce qu’aujourd’hui, on ne peut pas être diplômé de l’Enseignement supérieur et ne pas avoir appris de langues étrangères.

Petit à petit dans le cursus de la licence, la deuxième langue étrangère sera elle aussi intégrée.

Donc, première année fondamentale, deuxième année de consolidation, troisième année de spécialisation.

La consolidation et la spécialisation entraîneront une ouverture sur des champs de métiers. L’idée c’est que le projet personnel de l’étudiant soit un projet de poursuites d’études mais un projet qui ouvre vers des perspectives professionnelles avec des champs de métiers, et avec aussi des passerelles. C’est-à-dire que si l’on s’aperçoit qu’on s’est trompé de voie, et bien on peut changer d’orientation en cours de route.

La troisième année : année de spécialisation, contiendra un stage obligatoire qui devra être validé dans le cursus universitaire.

Au total, ce plan, c’est "un droit de tirage" pour chaque étudiant de cinq heures supplémentaires. Cinq heures supplémentaires d’encadrement pédagogique ou d’enseignement qui viendront renforcer la qualité de la formation de chaque étudiant.

Il s’agira soit d’heures qui seront fournies par des enseignants nouvellement recrutés : il y a 400 enseignants-chercheurs qui ont été recrutés –supplémentaires- en 2007, il y a 1000 moniteurs qui sont aujourd’hui à l’université, supplémentaires pour 2007. En 2008, il y aura 2250 moniteurs qui seront recrutés par l’université, soit un équivalent là encore de 700 nouveaux emplois d’enseignement dans l’université.

Donc il y a un vivier de forces vives à l’université qui pourront accompagner ce "Plan licence".

  • Il y aura aussi, évidement, la possibilité d’avoir recours à des heures complémentaires : des heures complémentaires payées aux enseignants et notamment des heures de soutien pédagogique qui aujourd’hui se font sur la base du bénévolat et ne sont pas valorisées en tant que telles par l’institution de l’Enseignement supérieur,
  • et puis, il y aura les tuteurs : les tuteurs, ce sont des étudiants de master 1 ou master 2, rémunérés sur des contrats étudiants et ces contrats étudiants pourront être signés dès février 2008.
  • Enfin, il y a la possibilité de faire appel, pour des compétences que l’université n’aurait pas, à des intervenants extérieurs – je pense notamment pour l’initiation et la familiarisation avec les technologies de l’information, je pense aussi aux lecteurs de langues étrangères parce qu’il faudra, si l’on veut faire un grand plan de mise à niveau en matière de langues étrangères, il faudra faire appel à toutes les compétences possibles.

Au total, il y a un cahier des charges national de la licence rénovée.

Ce cahier des charges, c’est le cadre dans lequel les universités devront s’inscrire pour pouvoir bénéficier des crédits du Plan. Elles changeront leur projet pédagogique pour chaque licence, présenteront ce nouveau projet pédagogique au ministère et un avenant à leur contrat pluriannuel avec l’Etat sera signé, cet avenant évaluant le nouveau cahier des charges de l’université et la nouvelle maquette de la licence et donnant les crédits supplémentaires. Donc c’est un processus qui sera piloté vraiment par l’Etat tout en favorisant les innovations pédagogiques des universités.





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